chirurgie de l'épaule par le chirurgien orthopédiste Christophe Charousset à Paris 8
chirurgie du genou par le chirurgien orthopédiste Christophe Charousset à Paris 8
chirurgie du sport par le chirurgien orthopédiste Christophe Charousset à Paris 8

La rééducation du genou

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Cryothérapie-Contention-Position Déclive

Contraction de la rotule.

Automassage de la rotule

Travail de la Flexion et Extension

Renforcement musculaire

Récupération de la marche

Rééducation du genou et Réhabilitation sportive

Auto rééducation du genou: "Réathlétisation"

Après ligamentoplastie du genou

Elle se décompose en quatre phases principales :

Sommaire:

1ère phase (J0-J8) : « Post opératoire immédiate : contrôle de la douleur et de l’inflammation »

2e phase (J8-J42) : « Rééducation du genou »

3è phase (J42-J90): « Rééducation du genou et réhabilitation sportive ».

4e phase (J90-J180) : « Réathlétisation »:

 

 

 1ère phase (J0-J8) : « Post opératoire immédiate : contrôle de la douleur et de l’inflammation »

Cette phase postopératoire débute dès le soir de l’intervention (J0) et elle a pour objectifs principaux :

Limiter l’inflammation en utilisant : la cryothérapie, le port de bas de contention et la déclive pluriquotidienne.

Cryothérapie : appliquer du froid pendant 20 mn au minimum 6 fois par jour.

– Permettre le réveil musculaire afin de limiter la fonte musculaire. L’acquisition d’un verrouillage actif efficace permet de récupérer la marche.

  • Contraction de la rotule
  • Auto-massage de la rotule
  • Streching doux des muscles ischio jambiers et du mollet.

Le patient doit garder les béquilles pour se déplacer pendant les 3 à 4 semaines post opératoires. L’abandon se fera sous le contrôle du kinésithérapeute.

Les positions prolongées debout seront aussi à éviter

 

2e phase (J8-J42) : « Rééducation du genou »

Un travail de renforcement bien défini, ainsi qu’un éveil proprioceptif, sont déjà possibles.

Objectifs et techniques masso-kinésithérapiques associées

Gain d’amplitude

Le travail du gain d’amplitude est progressif et sans difficulté car la flexion se retrouve souvent d’elle-même par des exercices classiques de mobilisations passive et active.

En revanche il est important de lutter contre le Flessum par des exercices de récupération de l’extension (écrase coussin)

 

Renforcement musculaire

Le renforcement du Quadricpes en CCO (chaine cinétique ouverte) se fait par un travail statique sans résistance pour récupérer l’extension totale, puis entre 40 et 80° contre résistance manuelle, renforcement complété par des exercices de cocontraction en CCF (chaine cinétique fermée).

Les IJ (ischio-jambier) doivent toujours être considérés comme un muscle lésé ; une rééducation précoce permet d’orienter la cicatrisation fibreuse. Un travail statique versant concentrique, puis excentrique en position assise (pré-étirement de ces muscles) de la course interne vers la course externe permet de préparer le travail dynamique. La résistance imposée à la contraction sera fonction du ressenti du patient.

Étirement progressif des muscles de la chaîne postérieure

Il débute dès dissipation de l’hématome (il est à noter que des pseudo-claquages peuvent apparaître pendant la phase de cicatrisation des IJ sous forme de lâchage d’adhérences post-chirurgicales).

Éveil proprioceptif manuel en CCO et en CCF (appui bipodal, puis unipodal)

Exercices de Balance – Proprioception
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Objectifs de la consultation post opératoire à J+6 semaines et critères de sortie de phase :
  • Amplitudes de genou = 0-120° sans flessum.
  • Obtention d’un genou le plus sec et le plus indolore possible.
  • Marche lente sans boiterie et sans cannes anglaises.

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Le patient poursuit la cryothérapie, entretient la flexion du genou avec, par exemple, du vélo d’appartement en résistance modérée (10 à 20 minutes par jour).

Nous interdisons la course à pied, tout saut, ainsi que le vélo en extérieur.

 

3è phase (J42-J90): « Rééducation du genou et réhabilitation sportive ».

Le travail dynamique en CCO est toujours interdit afin de protéger le transplant.

Objectifs et techniques masso-kinésithérapiques

Renforcement en CCO du Q et des IJ

Dès J42, on démarre un programme de relance des filières énergétiques en particulier en mode anaérobie pour récupérer la force maximale isométrique (FMI).

Dans le cadre d’une ligamentoplastie, on peut constater un déficit de 50 % de la FMI du Q. On oriente également le travail des fibres lentes qui sont préférentiellement atrophiées et peuvent être à l’origine d’un déficit de force persistant du Q. Il faut donc rendre le travail isométrique plus performant dans la récupération musculaire car il conditionne la qualité du travail dynamique, garant d’une bonne stabilité articulaire. Un travail des IJ est intensifié en statique, puis en dynamique, avec introduction de sa composante rotatoire.

En CCF, un travail du Q, des IJ, du triceps sural est effectué, avec intensification du renforcement global (presse, rameur, stepper).

Ces muscles ont une fonctionnalité qui leur permet de déplacer, de freiner, et de stabiliser le mouvement. Une reprogrammation neuromusculaire en charge est débutée dans l’axe.

Critères de sortie

  • Marche rapide sans boiterie.
  • Saut en appui unipodal dans l’axe sur 5 m en avant et en arrière.
  • 10 flexions-extensions en appui unipodal sur le genou lésé.

Le patient entretient les acquis par du vélo d’intérieur (Home Trainer) et de la Natation crawl (2 à 3 fois par semaine pendant 45 à 60 mn)..

Nous interdisons toujours la course à pied et le vélo d’extérieur.

4e phase (J90-J180) : « Réathlétisation »:

Objectifs et techniques masso-kinésithérapiques

  • Récupération musculaire maximale par un renforcement isocinétique concentrique et excentrique des différents groupes musculaires après évaluation des déficits.
  • Travail proprioceptif complet déstabilisations dans tous les plans (parcours d’obstacles, exercices de pliométrie)
  • Ré apprentissage de la course.
  • Reconditionnement physique global.


Visite de contrôle à 6 mois, objectifs: Critères de sortie

  • Examen clinique normal.
  • Test GNRB : absence de différence de laxité
  • Score IKDC : A
  • Test K- starts

En fonction :

  • Reprise de la course
  • Entrainement collectif sans contact
  • Travail gestuel et technique sportive

Après intervention sur le ménisque

La marche est autorisée immédiatement, le repos est nécessaire pendant quelques jours.

La reprise de l'activité professionnelle est possible après quelques jours pour les patients qui ne doivent pas conduire de véhicule et qui ont un travail sédentaire. Pour les patients qui ont un travail physique ou qui doivent conduire un véhicule, un repos de 2 à 3 semaines est conseillé.

Quelques séances de rééducation, démarrées quelques jours après l’intervention permettent une récupération optimale de la mobilité et de la tonicité du genou.

La récupération après chirurgie méniscale d’exérèse sur le ménisque interne survient habituellement en 1 à 2 mois, la reprise des sports pouvant débuter à 2 mois. Le délai est souvent un peu plus long pour le ménisque externe, de 2 à 3 mois. En cas de réparation méniscale, le délai est également plus long, de l’ordre de 2 à 4 mois.

Les résultats à long terme sont bons, d’autant meilleurs qu’il n’existe pas de lésion associée (ligamentaire ou cartilagineuse) :

  • 90 % des genoux ayant bénéficié d’une méniscectomie partielle interne (ablation d’un fragment de ménisque) et 70 % des méniscectomies externes sont parfaitement indolores et normaux 15 ans après lorsque la lésion du ménisque est isolée et d’origine traumatique (pas de lésion ligamentaire ni cartilagineuse associée) ;
  • 70 % des réparations méniscales aboutissent à une cicatrisation méniscale.

Après intervention sur un problème rotulien

La rééducation est le traitement phare de toute douleur rotulienne. Elle se réalise en parallèle avec la réduction des activités physiques et la prise éventuelle d’antalgiques et d’anti-inflammatoires.

Elle doit répondre à deux objectifs :

  • le premier objectif est de lutter contre la rétraction musculaire qui majore l’hyperpression sur la rotule ;
  • le deuxième est d’optimiser la position de la rotule par rapport à la trochlée pour assurer une course rotulienne la plus ergonomique possible. Elle nécessite d’étirer les structures qui attirent la rotule vers l’extérieur de la jambe. On y associe le renforcement du faisceau interne du quadriceps. Cette rééducation doit s’effectuer genou discrètement fléchi et doit absolument être effectuée sans poids au bout du pied. En effet, ceci plaque la rotule contre le fémur et risque de majorer les lésions cartilagineuses.

Après prothèse du genou

La rééducation commencera le lendemain de l’intervention : le kinésithérapeute vous mettra debout et au fauteuil et commencera la mobilisation de votre genou sur un arthromoteur (Kinetec) afin que vous récupériez le plus rapidement possible un genou mobile. Il vous montrera également les mouvements que vous devrez faire pour récupérer un tonus musculaire satisfaisant.