Logotype de l'IOAPC PARIS tenu par le chirurgien de l'épaule, chirurgien du genou et chirurgien de la cheville C. Charousset à Paris

Dr Christophe CHAROUSSET PARIS 8

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Skieurs : Attention à l'épidémie de ruptures du ligament croisé.

Chaque année sur 8 millions de personnes qui vont au sport d’hivers, on dénombre entre 15 000 et 16 000 ruptures du ligament croisé antérieur (LCA) sur les pistes de ski en France.

C’est la blessure la plus importante des sports d’hiver. Pour vous donner une idée de l'ampleur, cela représente environ 12 % de la totalité des accidents de ski alpin signalés chaque saison.

 

Voici quelques points clés pour mieux comprendre ces chiffres :

  1. Le genou, cible prioritaire

Le genou est l'articulation la plus touchée au ski. Il représente environ un tiers (33 %) de l'ensemble des blessures. Dans ce tiers, la rupture du LCA est la lésion grave la plus fréquente.

  1. Le profil des skieurs touchés
  • Les plus touchés sont les jeunes de 13 à 30 ans qui représentent 41% des cas
  • Les femmes sont plus exposées : Statistiquement, une femme a un risque 2 à 3 fois plus élevé (certaines études poussent jusqu'à 3,5) de se rompre le LCA qu'un homme. Cela s'explique par des facteurs hormonaux (laxité ligamentaire) et une morphologie du bassin différente.
  • Les débutants et les "vacanciers" : Le manque de préparation physique et la fatigue (souvent le fameux "troisième jour" ou la "dernière descente") sont des facteurs déclenchants majeurs.
  1. Les causes principales
  • La quasi-totalité des blessures enregistrées (96%) sont liées, contre toute attente, à des chutes où la victime est seule en cause.
  • Le réglage des fixations : Près de 45 % des entorses du genou pourraient être évitées avec des fixations mieux réglées, qui déchaussent lors d'une torsion anormale.
  • Le mécanisme de chute : La rupture survient souvent lors d'un mécanisme de "pivot" (le ski reste ancré dans la neige alors que le corps tourne) ou lors d'une chute vers l'arrière où la chaussure de ski, très rigide, fait levier sur le tibia.

Si le diagnostic tombe ou si vous suspectez une rupture sur la piste

(Souvent marquée par un "crac" sonore, une sensation de déboîtement, un gonflement rapide et une incapacité à rechausser), il faut agir avec méthode.

Voici les étapes à suivre, de la neige jusqu'au bloc opératoire (ou non).

  1. Sur le moment : Sécuriser et Alerter
  • Ne tentez pas de redescendre à ski : Même si vous arrivez à tenir debout, votre genou est instable. Une nouvelle torsion pourrait endommager les ménisques ou le cartilage.
  • Alertez les secours : Appelez le 112 ou le numéro des pistes indiqué sur votre forfait.
  • Allez consulter un médecin à la station de ski, ils appartiennent souvent au réseau des 300 médecins de montagne, spécialisés dans la prise en charge des traumatismes du ski.
  1. Le diagnostic médical
  • L'examen clinique : Un médecin effectuera le "test du tiroir" ou le "test de Lachman" pour vérifier la laxité du genou.
  • L'imagerie : La Radiographie sert surtout à vérifier qu'il n'y a pas de fracture associée.
  • L'IRM est le seul examen capable de confirmer avec certitude la rupture du LCA et de voir l'état des ménisques
  • Vous devez consulter à votre retour chez vous un spécialiste du genou.
  1. Que faire en attendant la consultation chez le chirurgien orthopédiste spécialiste du genou et de la traumatologie sportive comme le Docteur Christophe Charousset ?
  • Vous repartez de la station de ski en marchant avec appui sur la jambe traumatisée avec une attelle de genou et 2 béquilles.
  • Vous devez glacer votre genou 6 à 8 fois par jours (cryothérapie), pour limiter l’inflammation et prendre des antalgiques.
  • Débuter un protocole avec contraction du quadriceps, pour obtenir un bon verrouillage du genou et permettra d’enlever les béquilles et de marcher uniquement avec l’attelle.
  • Débuter avec prescription la rééducation post traumatique chez un kiné.

 

 

  1. La consultation chez le chirurgien orthopédiste spécialiste du genou (comme le Dr Christophe Charousset) et, la grande question : Chirurgie du genou ou non ?

Contrairement aux idées reçues, la chirurgie du genou n'est pas automatique et non urgente. Le choix dépendra de votre profil : âge, sports pratiqués, lésions méniscales associées et instabilité persistante du genou.

 

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