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L'arthrose et les prothèses

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Dans quelles circonstances doit-on mettre une prothèse d'épaule  ?

Il existe trois grandes circonstances dans lesquelles une prothèse d’épaule est nécessaire :

  • certaines fractures complexes
  • l'arthrose de l’épaule sans rupture de la coiffe des rotateurs, également appelée omarthrose centrée
  • l’arthrose de l’épaule avec rupture de la coiffe des rotateurs, appelée omarthrose excentrée

POUR EN SAVOIR PLUS :

Qu’est-ce qu’une prothèse ?

Une prothèse est un élément dont le rôle est de remplacer un organe dans le corps.


Il existe de très nombreuses prothèses :

  • les plus connues sont les prothèses articulaires : elles remplacent les éléments cartilagineux, osseux et parfois ligamentaires d’une articulation. Les plus connues sont les prothèses de hanche et de genou ; mais on fabrique également des prothèses d’épaule, de cheville, de poignet, de coude, d’articulation des doigts, de disque intervertébral, etc. Très peu d’articulations dans le corps n’ont pas encore de prothèses correspondantes ;
  • d’autres prothèses sont également connues : les prothèses de valves cardiaques, par exemple 
  • certaines prothèses sont moins connues ou moins souvent utilisées : les prothèses ligamentaires (ou ligaments artificiels), les prothèses de vaisseaux (aorte, par exemple).

 

De quoi est faite une prothèse articulaire ?

En fonction de l’articulation qu’elle remplace, une prothèse est constituée de plusieurs éléments différents.

Au niveau de l’épaule, le principe est de remplacer la tête humérale, d’une part, et la glène de l’omoplate, d’autre part.

Les éléments qui constituent une prothèse peuvent être : 

  • En métal : alliage d’acier, alliage de titane, alliage de zirconium
  • En oxyde d’Aluminium ou Alumine
  • En polyéthylène de très haute densité : sorte de plastique ultra-résistant adapté au corps humain.

 

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Comment se passe la mise en place d’une prothèse d’épaule ?

  • Le patient est en position demi-assise.
  • L’anesthésie est le plus souvent générale, en association avec une anesthésie loco régionale de l’épaule , par l’intermédiaire d’un cathéter laissé en place après l’intervention. Cette anesthésie loco régionale supplémentaire permet de diminuer nettement les douleurs post-opératoires, au réveil de l’anesthésie générale.
  • L’intervention dure de 1 heure à 2/3 heures selon sa complexité.
  • L’hospitalisation ne dépasse pas 2 jours.
  • Un protocole de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC) est mis en place (antalgique/cryothérapie/mise en place de l’attelle/rééducation) dès la période pré opératoire. La collaboration étroite entre les différents intervenants dans les soins péri opératoires (chirurgien, anesthésiste, infirmier, kinésithérapeute, médecin traitant) est essentielle pour la réussite du protocole.

 

Comment est-on immobilisé après une prothèse d’épaule ?

  • Dans la quasi-totalité des cas, une attelle amovible est mise en place en fin d’intervention et doit être conservée entre 3 à 6 semaines selon le type de l’intervention et les habitudes du chirurgien.
  • La rééducation dépend du type d’intervention. Elle est débutée 3 jours après l’opération.
  • Elle consiste souvent pendant les 3 à 6 premières semaines en une simple mobilisation passive de l’épaule par le kinésithérapeute, puis une rééducation active est réalisée.


Quels gestes est-on autorisé à faire avec une prothèse d’épaule ?

Quand retrouve-t-on une épaule utile ?

  • Une fois la cicatrisation des muscles obtenue, en général entre 1 mois et demi et 2 mois après l’intervention, la mobilisation active par le patient lui-même est stimulée par le kinésithérapeute.
  • Il faut entre 3 et 6 mois de rééducation pour obtenir une épaule souple, mobile et indolore dans la grande majorité des cas.


Quelles sont les complications de cette chirurgie ?

  • Les complications les plus fréquentes sont les hématomes, les défauts de cicatrice et les raideurs d’épaule appelées aussi Capsulite Rétractile. Elles sont toutes bénignes et réversibles.
  • Les complications les plus graves mais les plus rares sont les infections nosocomiales :

L’infection est une complication rare (1 % environ) mais elle est la plus redoutable. Il est impossible en l’état actuel des connaissances scientifiques de réduire le risque d’infection à 0 %. Ce risque ne dépend en effet pas seulement du chirurgien, de la technique chirurgicale employée, des soins post-opératoires. Il dépend pour une très large part également de paramètres que le chirurgien, l’anesthésiste et l’équipe soignante ne peuvent maîtriser, quels que soient les efforts et la qualité apportés aux soins. Les exemples de risque infectieux liés aux patients sont nombreux et très variables d’un patient à l’autre : diabète, maladie immunitaire, HIV, infection évolutive dans une autre partie du corps (infection urinaire, par exemple), état général du patient, âge, état de propreté du patient lui-même, etc.


Une infection nécessite en général une reprise chirurgicale avec le  changement lavage de la prothèse et une , en deux fois le plus souvent : temps de dépose prothétique, temps de repose prothétique. Ces deux temps sont entrecoupés d’une longue période d’antibiothérapie intraveineuse, puis orale.

Quoi qu’il en soit, afin de diminuer le risque d’infection, de nombreuses précautions seront prises par le chirurgien et l’équipe soignante avant, pendant et après l’intervention.

  • Les fractures : elles peuvent survenir pendant l’intervention et sont alors immédiatement traitées ; la conséquence peut être un ralentissement du rythme de rééducation. Elles peuvent survenir après l’intervention, même plusieurs années après. Leur prise en charge nécessite impérativement un avis spécialisé, le plus souvent le retour vers le chirurgien qui a posé la prothèse.

  • La luxation de la prothèse : rare, mais ennuyeuse, car nécessitant le plus souvent une nouvelle intervention de stabilisation.

  • Les ruptures musculaires, notamment du muscle sous-scapulaire. Elles sont surtout fréquentes en cas de luxation ou de défaut technique dans la réparation per-opératoire du muscle.

  • L’usure de la prothèse : ce n’est pas vraiment une complication, puisque toute prothèse posée dans le corps s’use, comme une pièce mécanique. La vitesse d’usure dépend du patient, du type de prothèse, de l’utilisation qui est faite de la prothèse, de la qualité de pose, etc. Elle survient le plus souvent après plus de 10 ans de fonctionnement de la prothèse et n’est pas toujours douloureuse. Seule l’apparition d’une douleur peut conduire à changer la prothèse usée.


Quelle fonction de l’épaule peut-on espérer après la mise en place d’une prothèse ?

Le résultat final obtenu dépend de plusieurs éléments :

  • le type de pathologie nécessitant la mise en place d’une prothèse : les fractures donnent toujours de moins bons résultats sur la mobilité que l’arthrose, même si les résultats sur la douleur sont excellents.

Les prothèses inversées donnent souvent des résultats spectaculaires chez les patients qui ne bougeaient presque plus l’épaule ;

  • l’âge des patients : les sujets jeunes se rééduquent plus vite et ont une qualité musculaire et tendineuse permettant un meilleur résultat ;

  • la technique de pose : seuls les chirurgiens qui possèdent une certaine expérience des prothèses d’épaule ont l’expérience qui permet de faire face à toutes les situations, même les plus difficiles.

Une prothèse d’épaule posée dans de bonnes conditions, correctement rééduquée, sans dégâts liés à une fracture ou à une disparition des tendons de la coiffe des rotateurs permet de retrouver une fonction normale de l’épaule.


Combien de temps la prothèse va-t-elle " durer " ?

Plus de 90 % des prothèses totales d’épaule posées fonctionnent sans problèmes plus de 15 ans après leur pose.